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Friday 24 November 2017
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dernière mise à jour

TDR – ETUDE RELATIVE A LA COMPETITIVITE DU SECTEUR DE LA TRANSFORMATION DE L’ANACARDE EN CÔTE D’IVOIRE

TDR – ETUDE RELATIVE A LA COMPETITIVITE DU SECTEUR DE LA TRANSFORMATION DE L’ANACARDE EN CÔTE D’IVOIRE

ARMOIRIE

002

MINISTÈRE DE L’INDUSTRIE                                                                                      MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE

        ET DES MINES                                                                                                         ET DU DÉVELOPPEMENT RURAL

ETUDE RELATIVE A LA COMPETITIVITE DU SECTEUR DE LA TRANSFORMATION DE L’ANACARDE EN CÔTE D’IVOIRE
____________________

TERMES DE REFERENCE (TDR)

CONTEXTE ET JUSTIFICATION
La production mondiale de noix de cajou est estimée à 2 900 000 tonnes pour la campagne 2016 et est l’œuvre de 19 pays producteurs. Trois pays (Côte d’Ivoire, Inde et Vietnam) assurent plus de la moitié de cette production avec 1 675 000 tonnes soit 58 %.
La production ivoirienne de noix brutes de cajou a connu une forte progression, passant de 350 000 tonnes en 2009 à 500 000 tonnes en 2013 pour se situer à 702 510 tonnes en 2015, soit une hausse de plus de 100% entre 2009 et 2015. Ainsi, la Côte d’Ivoire est devenue le premier producteur mondial de noix de cajou depuis la fin de la campagne 2015 avec 24,22% de l’offre mondiale.
La Côte d’Ivoire occupe le quatrième rang mondial en matière de transformation de l’anacarde, derrière l’Inde, le Vietnam et le Brésil. En 2015, on dénombre vingt et une (21) entreprises de transformation d’anacarde en Côte d’Ivoire. Ces unités totalisent une capacité installée de 90 900 tonnes par an contre 65 700 tonnes en 2014 et 59 700 tonnes en 2013. Ainsi, la capacité installée représente 12,72% de la production totale en 2015 contre 11,63% en 2014.
Le taux de transformation réel, à savoir la quantité de noix brutes transformées sur la production totale était quant à lui de 5,84% en 2015 contre 6,67% en 2014. La baisse enregistrée est due en partie à la forte hausse de la production agricole de la campagne 2015. Les unités de transformation ont traité 41 012 tonnes de noix de cajou en 2015, comparée à 30 000 tonnes et 2013.
Pour inverser la tendance du faible niveau de la transformation, le Gouvernement a adopté en décembre 2013 le programme de développement de la transformation de l’anacarde afin d’accroitre le taux de transformation des noix brutes au plan local à travers des appuis visant la résolution des contraintes relevées au niveau du secteur de la transformation de l’anacarde. Ces appuis portent notamment sur : (i) la facilitation de l’accès aux financements (un fonds de garantie et le système de récépissé d’entreposage sont mis en place), (ii) l’amélioration de la qualité des produits de l’anacarde et des infrastructures de la qualité, (iii) la commercialisation des produits transformés et (iv) le renforcement des capacités techniques des acteurs par la formation.
L’objectif du Gouvernement est d’atteindre 100% de taux de transformation de l’anacarde à l’horizon 2020.
Le diagnostic réalisé au sein de seize (16) unités de transformation de l’anacarde sélectionnées dans le cadre des appuis directs aux entreprises de transformation de l’anacarde a confirmé les principales contraintes suivantes :
le problème d’accès au financement : l’ensemble des unités accompagnées a du mal à obtenir les financements nécessaires, surtout pour l’achat de la matière première ;
– le problème d’accessibilité à la matière première ;
– le problème de choix technologique ;
– l’insuffisance des capacités locales de développement des technologies de transformation de l’anacarde ;
– le problème de maintenance du matériel de production ;
– l’insuffisance de ressources humaines qualifiées ;
– l’inexistence de système de management de la qualité au sein des unités de transformation.
En outre, des études ont fait ressortir la faible compétitivité des unités locales du fait notamment des coûts élevés des facteurs de production (main d’œuvre, équipements, financements, etc.).
Pour lever ces contraintes, le Gouvernement a pris plusieurs initiatives visant à soutenir le développement de la transformation de l’anacarde en Côte d’Ivoire. Ces initiatives comprennent, outre les appuis directs prévus dans le cadre du Programme de Développement de la Transformation de l’Anacarde, l’adoption de mesures incitatives (la réduction des frais de validation de l’étude d’impact environnemental et social et l’institution d’une subvention à la transformation au profit des entreprises du secteur de la transformation de l’anacarde), la promotion des investissements (organisation du SIETTA) et la facilitation de l’accès aux financements (mécanisme du Risk Sharing Facility).
Cependant, les résultats escomptés n’ont pas été atteints et le taux de transformation reste toujours très faible, Afin d’identifier les mesures complémentaires idoines pour améliorer significativement les performances de ce secteur et favoriser l’atteinte des objectifs en matière de développement de la transformation locale de l’anacarde, le Gouvernement a décidé de lancer la présente étude sur la compétitivité de l’industrie de transformation de l’anacarde en Côte d’Ivoire.

1 OBJECTIFS DE L’ETUDE
1.1Objectif général
L’étude vise à effectuer une analyse détaillée des coûts de transformation de l’industrie de la transformation de l’anacarde en Côte d’Ivoire et de proposer des mesures pour améliorer la compétitivité de ce secteur, à l’effet d’accroître significativement le taux de transformation au niveau local.
1.2Objectifs spécifiques
De façon spécifique, il s’agira :
1)d’analyser la rentabilité des entreprises locales de transformation de l’anacarde;
2)de définir et d’évaluer la valeur ajoutée de l’activité de transformation comparativement à l’activité d’exportation des noix brutes de cajou (création d’emplois et de richesses, distribution de revenus, etc.) pour l’économie ivoirienne ;
3)d’effectuer une analyse comparée des coûts de transformation (matière première, énergie, eau, personnel directement utilisé, maintenance/pièces de rechange, impôts et taxes y compris les droits de douane, etc.) appliqués au secteur de la transformation de l’anacarde en Côte d’Ivoire et dans les principaux pays concurrents de la Côte d’Ivoire (Inde, Vietnam, Brésil, Guinée Bissau, Ghana, Nigeria, Tanzanie et Mozambique) ;
4)d’analyser l’impact des mesures d’incitations appliquées dans les pays concurrents comparativement à celles en vigueur en Côte d’Ivoire et évaluer la pertinence de leur adoption en Côte d’Ivoire, notamment les avantages et le manque à gagner pour l’Etat liés à chaque mesure ;
5)d’effectuer une analyse de la chaine des valeurs de l’anacarde et d’en ressortir les principales contraintes;
6)d’évaluer l’impact de la transformation des autres produits dérivés notamment la pomme de cajou et la valorisation des sous-produits (coques, pellicules, amandes brisées) sur la rentabilité des unités de transformation ;
7)définir le modèle industriel / mixte de types d’unités de transformation – avec quelles capacités?) faudra t’il en Côte d’Ivoire;
8)de proposer les mesures à prendre pour le renforcement de la compétitivité de l’industrie de la transformation de l’anacarde en Côte d’Ivoire et d’en évaluer le coût et également les gains pour l’Etat. Définir également le mode d’intervention de l’Etat.
9) d’analyser la cartographie de l’installation des unités de transformation déjà existantes et proposer un plan d’occupation plus efficient.
2 RESULTATS ATTENDUS
A l’issue de l’étude :
-le niveau de rentabilité des entreprises locales de transformation d’anacarde est établi ;
-les coûts d’approche spécifiques liés à l’activité d’achat de la noix brutes de cajou et la pomme pour l’industrie de transformation en Côte d’Ivoire sont connus ;
-les coûts spécifiques de production liés à l’activité de transformation des produits de l’anacarde (noix brutes, pomme…) en Côte d’Ivoire sont déterminés et une analyse comparative avec les pays concurrents est réalisée ;
-la chaine des valeurs de l’anacarde est analysée et les principales contraintes de l’activité de transformation des produits de l’anacarde (noix brutes, pomme…) sont déterminées ;
-les postes de non compétitivité de l’industrie de la transformation locale des produits de l’anacarde sont identifiés ;
-l’impact de la transformation de la pomme de cajou et la valorisation des sous-produits de la transformation sur la rentabilité des unités de transformation est déterminé ;
-les impacts de la transformation des produits de l’anacarde en termes de valeur ajoutée pour l’économie sont déterminés ;
-l’analyse comparative des mesures d’incitations adoptées par les pays concurrents par rapport à celles en vigueur en côte d’Ivoire et de leur impact est réalisée ;
-les mesures spécifiques pour le renforcement de la compétitivité de l’industrie de la transformation de l’anacarde sont proposées et leur impact sur le développement de la transformation est analysé ;
-un seuil de rentabilité de la transformation locale par rapport au prix d’achat de la noix brute et à la taille de l’unité industrielle est déterminé dans chaque cas de figure ;
-une analyse des risques liés à chaque poste de la chaine de transformation est effectuée afin d’en minimiser les impacts ;
-l’évaluation des gains nets pour l’Etat liés à chaque mesure est réalisée ;
-la cartographie des unités de transformation de l’anacarde installées en Côte d’Ivoire est analysée par rapport à la production des régions et des recommandations sont faites pour les nouvelles installations Une cartographie des zones d’implantation optimale des usines de transformation de l’anacarde sera proposée.
-une matrice de mesures et actions à mettre en œuvre à court, moyen et long terme aux plans, juridique et réglementaire, opérationnel, financier, etc. pour améliorer et maintenir durablement la compétitivité des entreprises ivoiriennes de transformation de l’anacarde sera proposée.
3 MODALITES D’EXECUTION DE L’ETUDE
3.1Champ de l’étude
L’étude sera menée auprès des entreprises de transformation de l’anacarde au niveau national et à l’extérieur de la Côte d’Ivoire, notamment dans les pays traditionnellement transformateurs de l’anacarde, comme l’Inde, le Vietnam et le Brésil, ou auprès de toutes autres structures ou institutions/organisation à même de fournir des informations pertinentes.
3.2Profil des consultants
Le consultant pourra être un cabinet d’études ou un groupement de consultants individuels. Il doit totaliser un minimum de 03 études similaires. Dans tous les cas, il devra fournir un personnel ou une équipe regroupant, au minimum, les compétences suivantes :
un chef de mission de profil BAC+5 et plus, en Economie, Agroéconomie, Gestion d’entreprise ou tout domaine équivalent. Il devra justifier d’une expérience générale minimum de 15 ans dans le domaine des études, particulièrement les études d’évaluation de la compétitivité, de la gestion ou du conseil aux entreprises. Il justifiera également d’une connaissance approfondie de la filière mondiale de l’anacarde, ainsi que du marché international des amandes de cajou ; une bonne connaissance du secteur de la transformation de l’anacarde en Asie sera un atout. Il devra avoir une bonne connaissance de la filière anacarde de la Côte d’Ivoire, notamment de l’industrie ivoirienne de transformation des noix brutes de cajou ;
un spécialiste des industries agroalimentaires ou ingénieur industriel, de profil BAC+5 et plus dans les domaines du génie ou de la mécanique industrielle, de l’énergétique, de la production industrielle, ou tout domaine équivalent. Il devra justifier d’une expérience pertinente de 10 ans au moins en industrie agroalimentaire. Une expérience en conception de systèmes industriels sera un atout ;
un fiscaliste de niveau BAC+4 et plus, et justifiant d’une expérience pertinente de 5 ans au moins. Il devra en particulier avoir réalisé avec succès au moins deux missions d’études similaires.
3.3Durée de la mission
La durée maximale de l’étude est fixée à soixante (60) jours, à compter de la date de notification. Ce délai inclut la période nécessaire à l’examen et à la validation du rapport final.
3.4Supervision de l’étude
La supervision de l’étude sera assurée par le Ministère de l’Industrie et des Mines, le Ministère de l’agriculture et du Développement Rural, le Conseil du Coton et de l’Anacarde et le Comité de suivi qui sera mis en place.
3.5Confidentialité
Pendant l’exécution des prestations, le consultant s’oblige à ne communiquer les informations relatives à l’étude qu’au Ministère de l’Industrie et des Mines, au Ministère de l’agriculture et du Développement Rural, au Conseil du Coton et de l’Anacarde et au Comité de suivi, qui comprend outre les structures citées, le Ministère du Budget et du Portefeuille de l’Etat et le Ministère de l’Economie et des Finances.
3.6Rapports
Les versions provisoires des rapports seront soumises au Ministère de l’Industrie et des Mines et au Ministère de l’agriculture et du Développement Rural en six (6) exemplaires originaux à chaque Ministère qui se chargera de les acheminer aux autres membres du Comité de suivi.
Le Ministère de l’Industrie et des Mines, le Ministère de l’agriculture et du Développement Rural, le Conseil du Coton et de l’Anacarde Conseil et le Comité de suivi auront alors dix (10) jours francs pour approuver les documents qui leur seront soumis et transmettre leurs observations au Consultant.
Le rapport définitif, intégrant les compléments ou modifications demandées, sera établi en 12 exemplaires et remis au plus tard dix (10) jours après la réception des commentaires au Ministère de l’Industrie et des Mines.
Le document final sera accompagné d’une note de synthèse, résumant les éléments clés relatifs aux résultats et recommandations, notamment les mesures proposées pour améliorer la compétitivité de l’industrie de transformation de l’anacarde de Côte d’Ivoire, leurs impacts socio-économiques et le gain net pour l’Etat pour chaque mesure.
Tous les rapports seront accompagnés d’un support informatique contenant les fichiers en format MS Word pour le texte, en format MS Excel pour les tableaux ou en d’autres formats pour les illustrations, les cartes ou les documents scannés. En plus du corps du rapport, toutes les annexes devront figurer sur le support informatique.