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Sunday 21 January 2018
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dernière mise à jour

Le conseil du coton et de l’anacarde organise un atelier sur la carte sanitaire, le contrôle et la veille sanitaire du verger anacardier.

Le conseil du coton et de l’anacarde organise un atelier sur la carte sanitaire, le contrôle et la veille sanitaire du verger anacardier.

Le jeudi 09 juillet 2015, de 09H00 à 15H00, s’est déroulé dans la salle Orchidée de l’Ivoire Golf Club d’Abidjan Cocody, l’Atelier de restitution du projet portant sur le thème «établissement de la carte sanitaire du verger anacardier, contrôle et veille sanitaire en Côte d’Ivoire et perspectives ». Cet atelier a été initié par le Conseil du Coton et de l’Anacarde en collaboration avec le Laboratoire de Physiologie végétale de l’université Félix Houphouët Boigny d’Abidjan, avec l’appui des Partenaires Techniques et Financiers iCA (initiatives du Cajou Africain) et la GIZ. Il a été enregistré la participation de 77 personnes issues du Ministère de l’Agriculture, des chercheurs d’Universités, des partenaires techniques et financiers, des firmes phytosanitaires et les acteurs directs (exportateurs, acheteurs, coopératives, producteurs, etc.) de la filière.

Deux allocutions officielles ont ponctué la cérémonie d’ouverture. Il s’agit de l’allocution de bienvenue et d’ouverture prononcées respectivement par M. BAMBA Mamadou, Président du Conseil d’Administration du Conseil du Coton et de l’Anacarde et M. COULIBALY Siaka Minayaha, Directeur de Cabinet du Ministre de l’Agriculture. Dans son intervention, M. BAMBA Mamadou, a exprimé sa satisfaction et ses remerciements aux invités au premier rang desquels se trouve M.le Directeur de Cabinet du Ministre de l’Agriculture Monsieur COULIBALY Siaka Minayaha. Il a souligné que le développement de la Filière passe par une maitrise des contraintes liées aux ravageurs et maladies. C’est pourquoi, il a tenu à féliciter les chercheurs pour les résultats satisfaisants à mi-parcours, après seulement huit mois de travail. L’ouverture de l’atelier a été faite par le Directeur de Cabinet, qui a remercié le Conseil d’Administration et le Directeur Général du Conseil du Coton et de l’Anacarde, M. Malamine SANOGO, pour la mise en œuvre de la réforme et l’intérêt qu’il accorde à la levée des contraintes de production à travers ces mesures préventives. Aussi, a-t-il encouragé le Conseil du Coton et de l’Anacarde à entreprendre toutes les actions nécessaires pour faire de la Filière Anacarde une Filière émergente à l’horizon 2020 telle que prévue. A l’endroit des chercheurs, il a souligné l’intérêt de ces actions préventives parce qu’elles vont permettre de respecter les engagements commerciaux, de protéger les plantations, d’améliorer implicitement la productivité et le niveau de vie des producteurs. Pour terminer, il a demandé que les résultats obtenus par les chercheurs soient publiés sur tous les supports afin de permettre aux acteurs d’identifier les maladies, car, ces résultats constituent une solide base et une première dans la Filière Anacarde.

Ensuite, le Professeur KONE DAOUDA, Responsable du Laboratoire de Physiologie végétale de l’UFHB et son équipe, ont présenté les résultats à mi-parcours de leur étude réalisée dans 138 vergers repartis dans 19 régions de production. Les différentes maladies et ravageurs ont été présentés avec leur niveau de sévérité et les mesures préventives. Les principales maladies identifiées sont l’anthracnose provoquée par Colletotrichum gloeosporioïdes et la rouille provoquée par (Cephaleuros virescens). Les principaux ravageurs sont les foreurs de tiges (Apate terebrans, Ploceaderus feruugineus) et les ciseleurs (Analeptes trifasciatas). C’est plus de 12 maladies (fongiques, virales, bactériennes), plus de deux(2) parasites et plus de 70 insectes ravageurs qui ont été identifiés. Pour les maladies, les inoculations sont en cours pour plus de précision. Pour terminer, les participants ont formulés des propositions et recommandations à savoir:(i) des propositions de formulations adaptées à la culture de l’Anacardier tout en respectant l’environnement ; (ii) des mesures préventives ; (iii) une complémentarité entre les chercheurs du CNRA et les universités à travers la mise en commun des compétences ; (iv) l’implication des structures de vulgarisation telles que l’ANADER.
SOURCE : Direction Technique Anacarde